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vendredi 15 mai 2009, par
Mademoiselle le Garde des sceaux (à champagne, selon le Canard enchainé) s’est rendu le 23 avril 2009 au Liban pour tenir une conférence sur la réforme de la Justice (sujet qu’elle maitrise parfaitement au vue de l’enthousiasme que son passage à la place bauveau à soulevé) devant le parterre de femmes et d’hommes les plus illustres du Liban : Président de Cour de Cassation, Batonnier, et autres ministres. J’y étais afin de pouvoir lui dire tout le bien que je pensais d’elle.
Ne mentionnons pas son inénarrable plantage la veille au sein même de sa famille politique au cours d’une soirée de débat sur l’Europe organisée par les jeunes UMP. Allez voir tout de même le petit résumé du Monde
Alors que je me suis préparé, quelques heures durant en rassemblant chiffres et informations concernant son brillant travail de réforme (rétention de sureté, peine plancher, incarcération de mineurs, carte judiciaire, Ecole de la magistrature...) afin d’affronter une femme aguerrie au débat et sure de son sujet, je fus un tant soit peu déçu. Avant le lancement des hostilités, nous nous plaçâmes, quelques coreligionnaires et moi, au plus près de la chaire afin que l’intervenante puisse entendre tous les épithètes que nous allions lui attribuer. Quelle ne fut pas notre surprise à la vue de rangées complètes réservées, outre aux officiels, aux membres UMP qui tel un rempart devaient manifester leur soutien indéfectible et inconditionnel à Madame le Ministre de la Justice (bien qu’il reconnaisse, "en off" comme de bien entendu, qu’elle est vraiment nulle). Qu’à cela ne tienne, nous optons pour les places les plus proches sans outrepasser cependant les dites réservations.
C’est avec trois quarts d’heure de retard que l’invitée se présenta à l’assemblée comportant les plus grandes éminences intellectuelles du Liban avec entre autres les Présidents de la Cour de Cassation et du Conseil d’Etat, des commentateurs juridiques des plus brillants, des pénalistes, des ministres et des professeurs illustres étant connus même en France dans le monde du droit. Et là ce fût le dramatique et pathétique numéro de la communication politique rondement menée, calibrée au millimètre et évitant toute ouverture. En effet, notre ministre nous a gratifié d’un discours quasi insultant à l’égard de l’assistance tant il était entaché de condescendance postcoloniale, d’orientalisme teinté des préjugés les plus condamnables du genre « vous êtes de bons levantins qui essayaient de faire comme les Etats modernes, et bien la France dans son humanisme sarkozien va vous prêter main forte ! Suivez, mes braves, notre modèle ». Au-delà des ces sottises auxquelles la machine de communication politique du parti au pouvoir nous avait habitué, les propos de Mademoiselle Dati se sont limités à une stricte énumération, pour ne pas dire évocation, des mesures prises ou en projet en matière de justice. Rien sur la contenance de ces réformes. Rien sur les réactions qu’elles ont pu susciter. Rien sur l’opposition qu’elles ont déclenché. Rien sur les difficultés qu’elles impliquent dans leur application. Rien sur un éventuel fil rouge ou objectif directeur. Je ne vous ennuierai pas avec mes avis sur le sujet. Je tiens simplement à vous montrer à quel point c’était vide. Qui plus est ce sémillant discours comportait aussi des « Le Président de la République a… » à chaque début de phrase afin que l’on sache que c’est ce dernier qui dans sa sagesse et son discernement a fait progresser l’état du système judiciaire français.
Viennent alors les questions, me laissant espérer alors une prise de parole, ou au moins l’occasion de déclencher un scandale en me levant pour crier mon désaccord. Une fois de plus la surprise fut grande lorsque je constatai que les questions seraient posées par un comité restreint d’étudiant triés sur le volet et dont les questions ne dépassaient pas le niveau de celles d’étudiants de premier semestre de la première année de droit. On se serait cru à un congrès du parti communiste russe sous Krouchev et où les questions sont, avant d’être posées, approuvées par les camarades du parti, voire par Krouchev lui-même.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, il est temps d’agir !
Dans mes recherches je me suis notamment tourné vers un site tenu par un avocat qui m’est cher et que je vous recommande (bien qu’il soit un peu touffu) celui de Maitre Eolas
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